mercredi 1 février 2017

Silo d'Hugh Howey, une déception pour ce premier tome



Silo 

Hugh Howey



Résumé :

Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin.
Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.


Mon avis : 

Les premières pages ont été très prometteuses. J'ai rapidement été saisi par l'atmosphère mise en place par Hugh Howey. Et pourtant, mon enthousiasme s'est rapidement essoufflé ! Je vous avoue que plusieurs fois,j'ai eu envie d'abandonner cette lecture ! Plusieurs raisons l'expliquent, j'ai eu du mal à cerner les protagonistes et cela m'a déstabilisée. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de longueurs ! Qu'est ce que je me suis ennuyée ! 

Je me suis donc accrochée et le dernier quart du livre m'a enfin plus convaincue. J'ai apprécié le dénouement.

Citations :


"Quel Dieu créerait tant de pierre au-dessous, tant d'air au-dessus, pour ne placer qu'un misérable silo dans l'entre-deux?"


"Jahns hocha la tête. Une des choses qu’elle aimait chez Marnes, c’était qu’il avait parfois les pensées si noires que les siennes paraissaient d’un gris éclatant."


Bref,un livre qui m'a passionnée, déçue, ennuyée, énervée puis intriguée ! Silo d'Hugh Howey ne m'a pas laissée indifférente. Même si j'ai été globalement déçue de ce premier tome, je poursuivrai la lecture de la saga !


Ma note : 14/20

dimanche 22 janvier 2017

Une belle découverte =======> Damoclès de Fatou Ndong



Damoclès

Fatou Ndong



Résumé :

Madelyn Johnson est une jeune afro américaine de dix-sept ans. Elle grandit à Jackson, dans le Mississippi, l’un des Etats le plus ségrégationniste d’Amérique. Tout va basculer lorsqu’elle se verra confier par sa mère, employée en tant que bonne au sein de la famille la plus riche de Jackson, la lourde tâche de donner des cours particuliers à leur fils. Une mission à garder secrète quoi qu’il en coûte. Les Johnson devront non seulement faire face à la vie quotidienne dans le ghetto noir, mais aussi à l’absence d’un père qui a dû fuir le Ku Klux Klan il y a plusieurs années. Car dans le Mississippi, la peine de mort est la seule sentence pour les noirs coupables de quelque préjudice qu’il soit…

Mon avis :

J'ai été contacté par l'auteur pour découvrir son livre. Etant attachée à cette partie de l'Histoire, je n'ai pas hésité longtemps à l'envie de découvrir Madelyn Johnson.

C'est l'histoire de Madelyn, adolescente de 17 ans, grandissant avec les préoccupations de son âge entre amour et quête identitaire. Une adolescente ordinaire à l'exception qu'elle est afro américaine et vit dans un contexte qui laisse peu de place à l'insouciance.

L'auteur nous décrit le quotidien de la ville de Jackson au travers de ses habitants. Les points de vue s'enchaînent et on y découvre les parts sombres de chacun. Une fois bien cernés les différents personnages , ce choix de narration rend la lecture très addictive. 

Pas de personnage manichéen, Madelyn m'a parfois bien agacée mais c'est une force du récit d'avoir crée des protagonistes aux personnalités plus complexes qu'il n'y parait.

Autre point fort de ce roman, les citations d' extraits de la loi Jim Carrow et de discours (Martin Luther King, Malcolm X,... )  donnent du poids à l'histoire ! Par petites touches, l'auteur attise notre curiosité, nous donnant l'envie de nous renseigner davantage sur ces personnes qui se sont battus pour un monde plus juste.

Dans un premier temps j'ai été surprise par le style assez léger mais petit à petit la noirceur prend place et l'histoire gagne en intensité. Un drame semble se préparer et rien ne semble pouvoir l'éviter. 

Un dénouement qui m'a frustrée et m'a laissé sur ma faim ! L'auteur m'a rassurée .... Une suite est prévue ^^

Citation :

"Jamais je ne m'étais demandé quel était le nom de famille de tel ou tel nègre. Le surnom de nègre, d'ailleurs, je le connaissais depuis l'enfance et personne ne s'en était jamais plaint ! Mon père l'employait, ma mère l'employait et tout le monde autour de moi l'employait. Appelons un chat, un chat, c'était bien ce qu'ils étaient, non ?"

"_ Je rêve ou ce nègre me traite de menteur ? explosa James.
La réponse eut le même effet sur le policier. Mais finalement , que pouvait-il dire ? Les deux réponses lui valaient de toute façon le même traitement. S'il affirmait que ce dont James l'accusait était vrai, il risquait sa vie et s'il répondait par la négative, cela signifierait qu'il le traitait de menteur et il risquait la même chose. L'agent jeta un oeil derrière lui,  [...] Il décida qu'il valait mieux ranger sa matraque à sa place car trop de monde regardait."


Bref, une agréable surprise ! J'ai aimé suivre Madelyn, Sean, Betty Sue et je lirai la suite avec grand plaisir ! Cette escalade dans la noirceur est bien menée par l'auteur, je vous le recommande !


Ma note : 17/20







dimanche 8 janvier 2017

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel


La petite fille de Monsieur Linh

Philippe Claudel




Résumé :


C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Mon avis :

Philippe Claudel nous offre ici, en 80 pages, une parenthèse poétique. Ce livre se lit rapidement mais tout comme le premier que j'ai lu de l'auteur  je l'ai dégusté pour en apprécier toute la beauté de l'écriture. ( La chronique --------> L'arbre du pays de Toraja )

Concernant le thème, celui ci s'ancre parfaitement dans l'actualité. Fuir un pays en guerre, arriver dans un autre totalement étranger avec la seule volonté d'offrir à un avenir meilleur à cet enfant. C'est la triste situation de Monsieur Linh. Au cours d'une promenade, il rencontre monsieur Bark. La culture, la barrière de la langue n'empêchent pas la complicité de naître. Cette amitié improbable, arme pacifique, sort Monsieur Linh et sa petite fille de l'isolement. Pourtant la vie n'en a pas fini de malmener ce vieil homme et c'est  là toute la puissance de l'histoire que nous conte Philippe Claudel.

Je ne vous en dévoile pas plus, j'ai trop peur de vous gâcher la surprise de dénouement...

Citations :

"Rien ne ressemble à ce qu'il connait. C'est comme de venir au monde une seconde fois. Passent des voitures qu'il n'a jamais vues, en nombre incalculable, dans un ballet fluide et réglé. Sur les trottoirs, les hommes et les femmes marchent très vite, comme si leur survie en dépendait. Aucun n'est en guenilles. Aucun ne mendie. Personne ne fait attention à personne. Il y a aussi beaucoup de magasins. Leurs vitrines larges et spacieuses débordent de marchandises dont le vieil homme ne soupçonnait même pas l'existence. Regarder cela lui donne le tournis. Il repense à son village comme on pense à un songe qu'on a fait et dont on ne sait plus très bien s'il est vraiment songe ou réalité perdue."

Bref, 

Un roman court qui cache une belle histoire émouvante et poignante. Philippe Claudel semble avoir le don de créer des bulles hors du temps chargées d'émotion.


Ma note : 17/20


Un thriller efficace ... Coup de cœur pour Oliver Norek!



CODE 93
Olivier Norek


Résumé :

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits. 

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3. 

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses… 

Mon avis :

Code 93 est le premier livre de la saga Victor Coste d'Olivier Norek. Deux autres thrillers ont déjà été publiés "Territoires" et "Surtensions".Pour ma part, une chose est sûre, je vais me jeter dessus prochainement tant ce thriller a été un coup de cœur pour moi.

Des personnages attachants, une intrigue bien ficelée, une écriture efficace et addictive, autant de points positifs qui ont fait que je ne suis pas parvenue à le reposer et que je l'ai englouti en une journée.

L'auteur est lieutenant de police et ça se ressent,Je n'ai pas vu de surenchère mais beaucoup de réalisme, l'auteur expose et on perçoit facilement le vécu d'Olivier Norek. Celui-ci manie avec habileté la plume pour nous embarquer aux côtés du capitaine Coste et ne plus nous lâcher tant que l'enquête n'est pas résolue. Loin du thriller psychologique, on entre plutôt dans un bon polar avec une touche d'humour qui donne un bel équilibre à l'ensemble du roman. Avis aux amateurs de bonnes intrigues ^^


Du côté de l'intrigue, j'ai perçu le dénouement bien avant mais j'ai tellement été convaincu par la trame que cela ne m'a pas dérangé et j'ai savouré ce livre du début à la fin !

C'est donc une très belle découverte, je ne peux que vous incitez à découvrir cet auteur si vous aimez les bons thrillers. Un auteur à surveiller ! Pour ma part, j'ai déjà en ma possession la suite avec "Territoires " ( merci Hélène si tu passes par là 😉) et je résiste à l'envie de sauter dessus !

Citation :

"Séries sur les flics, films sur les flics, reportages sur les flics. Il n'avait jamais compris pourquoi les gens les détestaient autant en vrai qu'ils les adoraient en fiction."



Bref, Un auteur de thriller que je vais surveiller de près ! 

Envie de le découvrir ? Les suivants sont encore meilleurs parait-il, êtes-vous d'accord ?


Ma note : 20/20

dimanche 20 novembre 2016

Riquet à la houppe


Riquet à la houppe 

Amélie Nothomb



Résumé :


"L'art a une tendance naturelle à privilégier l'extraordinaire." Amélie Nothomb



Mon avis :

Il y a plusieurs années que je ne m'étais pas plongée dans un livre d'Amélie Nothomb.
Au lycée, je les dévorais avec une avidité insatiable et puis je me suis lassée et j'ai eu envie de me diriger vers d'autres auteurs. Le temps à passé et je retrouve avec plaisir et nostalgie cet auteur que j'ai adoré !

Revenons-en à ce livre .....

L'histoire est une réécriture du célèbre ( j'avoue, je ne le connaissais pas... Honte à moi )  réécriture du conte de Charles Perrault "Riquet à la houppe".

C'est donc sans connaitre le conte que je me suis lancée dans ce livre et je n'ai pas été gênée plus que cela ! Par contre, j'ai bien envie de le découvrir maintenant !

On retrouve un thème que l'auteur affectionne. La beauté, la laideur, l'apparence physique, la superficialité! J'ai été heureuse de retrouver un thème familier. 

Comme toujours, Amélie Nothomb nous parle avec justesse, ironie et malice de ses personnages. 

Dès les premières pages, j'ai reconnu l'écriture si particulière d'Amélie Nothomb et j'ai pris à nouveau beaucoup de plaisir à lire de belles phrases avec beaucoup de sens et de réflexions. J'ai ri à bien des moments. J'ai adoré les premières pages où l'on se retrouve dans la tête de Déodat, nourrisson qui s'interroge à la manière d'un adulte sur le comportement de ses parents. 

Le harcèlement scolaire y est aussi abordé entre autres. Beau ou laid, peu importe, la différence est toujours amenée à être rejetée par la masse.

La fin est inhabituelle pour Amélie Nothomb de nous proposer un dénouement heureux mais j'ai apprécié cette fin qui m'a fait refermer le livre avec un sourire satisfait.

Le roman est très court, je l'ai lu presque d'un traite et pourtant je le trouve très riche. L'auteur nous offre tant à chaque page que c'est un livre à déguster et à s'en délecter !


Citations :

"Il fallait seulement qu'il apprenne à vivre comme les oiseaux vivent, pas avec les humains, mais parallèlement à eux, à quelques mètres d'eux. Même quand un moineau mangeait dans la main d'un homme, il demeurait entre ces deux règnes une distance infranchissable : ce qui sépare une espèce qui vole de celle qui rampe."


" Les gens ne sont pas indifférents à l'extrême beauté : ils la détestent très consciemment. Le très laid suscite parfois un peu de compassion; le très beau irrite sans pitié. La clef du succès réside dans la vague joliesse qui ne dérange personne."


"Il n'existait pas pour elle de choses insignifiantes, il n'existait que des choses qui n'avaient pas été regardées au degré de profondeur où apparaissait leur étrangeté." 


Quelques mots pour conclure :

Un bon "Amélie Nothomb" , Une jolie réécriture de conte avec des personnages attachants et une plume fidèle à l'auteur. Un coup de cœur même s'il ne détrône pas mes préférés de l'auteur ! (Notamment "Stupeur et tremblements" et "Acide Sulfurique")

Ma note : 19/20


La joueuse de go, entre poésie et brutalité


La joueuse de go 

Shan Sa




Résumé :


Depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l'armée japonaise. Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans joue au go.
Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les pions. Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d'un autre destin. « Le bonheur est un combat d'encerclement ». Sur le damier, elle bat tous ses prétendants.
Mais la joueuse ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé qu'elle, dévoué à l'utopie impérialiste.
Ils s'affrontent, ils s'aiment, dans un geste, jusqu'au bout, tandis que la Chine vacille sous les coups de l'envahisseur qui tue, pille, torture.

( prix goncourt des lycéens en 2001 )

Mon avis : 

J'aime les romans sur la culture asiatique et particulièrement ceux qui nous font découvrir les conditions de vie des chinoises et des japonaises.

Dans ce livre, la poésie de la plume se heurte à la brutalité du contexte historique. Nous sommes au début des années 30, l'armée japonaise a envahi peu à peu la Mandchourie et des résistants se battent pour leurs idéaux. Violence, torture, exécution sont le quotidien des chinois de l'époque. 

Nous suivons la joueuse de go, jeune lycéenne, semblant peu se préoccuper des tensions politiques et qui vit sa vie d'adolescente avec comme passion le go, où seule femme, elle affronte et soumet ses partenaires. Une vie de bonheur simple jusqu'au jour où elle rencontre Min qui fera voler en éclat son équilibre.

D'un autre côté, un officier japonais vénérant l'impérialisme et sa patrie se confronte à la réalité de la guerre.

Des chapitres courts avec une narration à la première personne du singulier alternant le point de vue de la joueuse de go et de l'officier amènent une bonne dynamique au récit. La plume de l'auteur belle, poétique fait ressortir la brutalité et la barbarie de certaines scènes.

J'ai été touchée par cette histoire même si je ne suis pas parvenue à toujours comprendre les choix de notre joueuse de go. La fin m'a terriblement surprise et à nouveau j'ai été déstabilisée. Je n'ai pas compris sur le moment et finalement elle donne une réelle dimension tragique à ces deux destinées. 

Encore une fois, je trouve que le résumé en dit trop. Comme à mon habitude, je ne l'ai pas lu avant d'avoir bien avancé dans le livre et j'ai bien fait ! J'ai aimé m'interroger et découvrir comment les deux destins de nos protagonistes allaient se croiser et s’entremêler. Leur rencontre n'ayant pas lieu avant la moitié du livre, je ne l'aurais pas apprécié autant si je l'avais su dès les premières pages. 


Citations :


"Les paupières closes, les joues en flammes, des cernes bleutés sous les yeux, Mim m'embrasse avec l'ivresse d'un étudiant qui dévore un livre rare."


"L'inconnu joue avec une infinie lenteur. Le cheminement de sa pensée me surprend. Chacun de ses coups traduit un souci d'harmonie avec le tout. La progression de ses pions est aérienne, subtile, telle la danse des grues.J'ignorais qu'à Pékin, il existât une école où l'élégance prime sur la violence."


"La passion des hommes tarit plus vite que la beauté des femmes."


Un conseil ? Pour les amateurs de littérature asiatique. Si vous ne connaissez pas le jeu de go ou que vous craignez que l'histoire ne soit trop centrée sur ce sujet, ne vous arrêtez pas  à cela, ce n'est qu'un des nombreux aspects abordés par l'auteur.

Quelques mots pour conclure :

Une belle histoire, les chapitres courts aident à rapidement s'accrocher à l'histoire. Un équilibre déstabilisant entre poésie et brutalité.


Ma note : 16/20

lundi 14 novembre 2016

Prendrez-vous un auto stoppeur après la lecture de "Satan était un ange" ?




Satan était un ange

Karine Giebel





Résumé : 

Lorsque François apprend que sa tumeur est incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, il monte en voiture et erre sans destination. En chemin, il prend en auto-stop, un autre fuyard, Paul. En quelques jours, les deux hommes apprennent à se connaître et à profiter de la vie.

Mon avis :

Karine Giebel est très connue et reconnue pour son talent à construire des intrigues palpitantes. J'ai pu le découvrir pour la première fois avec son roman "Juste une ombre " ( la chronique est  --------> ici )

La barre était donc placée haute et cela faisait un moment que j'attendais de me plonger à nouveau dans un des ses thrillers ! 

Cette chronique va être en demi teinte ! Je m'attendais à un thriller haletant, sanglant, percutant et c'est là tout le problème avec ce roman c'est qu'il s'agit plus d'un roman noir, un road trip où les questionnements et les personnalités des personnages sont au premier plan ! Je m'étais faite une mauvaise image de l'intrigue avant d'ouvrir ce livre et c'est donc de ma faute si j'ai eu du mal à accrocher au début.

Une fois entrée dans l'ambiance que Karine Giebel a mise en place, je suis parvenue à m'attacher aux sorts de nos deux protagonistes qui ont pour seul point commun la fuite mais qui vont se retrouver bien plus liés qu'ils n'auraient pu l'imaginer.

Bien que j'ai trouvé François et Paul assez peu crédible, l'auteur réussit à maintenir son suspense en dévoilant avec parcimonie les informations sur la nature et le passé de Paul, le fuyard. 

Quant aux interrogations de François sur la vie qu'il a mené maintenant qu'il est condamné sont touchantes et j'ai très souvent tenté de me mettre à sa place. 

L'auteur s'est également basé sur un fait divers réel (que je vous laisserais découvrir dans le roman) pour baser son intrigue et cela donne une toute autre dimension à l'histoire !

Un conseil ? Ne vous lancez pas dans ce livre en espérant un page turner, ce n'est pas le cas avec "Satan était un ange" !

Quelques mots pour conclure ....

Une lecture agréable mais qui ne restera pas comme l'une de mes préférées de l'auteur ! 

Ma note : 15/20